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En 2010, la célébration du cinquantenaire des indépendances, prétendument octroyées par la France à ses colonies d’Afrique, est une occasion historique pour questionner radicalement la situation politique des nations panafricaines. Le Cercle Marcus Garvey a crée ce blog, en vue de se saisir de cette occasion pour faire un bilan et envisager des perspectives; dans ce contexte international marqué par le déclin des puissances colonialistes occidentales, la montée en puissance de nombreux pays d’Asie du Sud-Est, et une conscience panafricaine aiguë des enjeux géostratégiques mondiaux.

Quel cinquantenaire ?
Outre Ethiopie, une des plus anciennes nations au monde connue depuis l’antiquité, qui plus est n’ayant jamais perdu son indépendance, le premier Etat panafricain moderne est la République d’Ayiti, qui proclama son indépendance le 01 janvier 1804. Tandis que l’un des tous derniers pays panafricains à gagner son indépendance fut l’Afrique du Sud en 1994 ; avec l’accession au pouvoir de Nelson Mandela. Ainsi, de 1804 à 1994, ce sont plus de 190 ans d’histoire politique panafricaine qui sont à interroger au-delà des simples slogans sur le « cinquantenaire ».

En 2010, cette histoire de la souveraineté politique des nations panafricaines sera donc bien plus que bicentenaire, traversant l’Afrique de part en part jusqu’aux Amériques. Le Cercle Marcus Garvey est convaincu qu’une juste compréhension de la situation contemporaine des peuples panafricains doit restituer à Ayiti toute la place historique et stratégique qui lui revient dans leur histoire politique considérée de leur propre point de vue d’Africains ; aussi bien du Continent que de la Diaspora.

Quelle indépendance ?
En fait d’indépendance, les élites locales sélectionnées par le système colonial français, pour être ses interlocuteurs privilégiés, avec à leur tête Félix Houphouët Boigny, choisirent de demeurer sous la tutelle française ; elles scellèrent donc un « pacte [néo]colonial » dans le cadre d’une communauté franco-africaine. Ahmed Sékou Touré qui fut le seul à dire « NON » à cette mascarade françafricaine, engageant la Guinée Conakry dans la véritable voie de la souveraineté politique, a été sévèrement combattu par la France et ses affidés locaux, qui fomentèrent de multiples coups d’Etat et déstabilisations contre le leader guinéen
Par ailleurs, dans des circonstances analogues, Patrice Emery Lumumba fut sauvagement assassiné par une coalition mafieuse de puissances colonialistes, en raison de ses hautes exigences en matière de souveraineté politique du Congo Kinshasa.  De fait, presque tous les leaders africains qui posèrent fermement le principe de la souveraineté politique autre que formelle de l’Afrique furent férocement combattus, voire assassinés, par une coalition de puissances étrangères avec leurs affidés locaux : Um Nyobè, Ernest Ouandié, Sylvanus Olympio, Amilcar Cabral, Thomas Sankara, etc.
Ceux qui parvinrent à sauver leur vie ne réussir par toujours à faire triompher leurs idéaux ; Nkrumah et Sékou Touré étant les cas d’école de ces violentes mises au pas.
Restaurer une souveraineté politique assassinée
De tout cela, il résulte que pour l’essentiel les « indépendances » ont consisté en une agression, voire une confiscation séculaire de la souveraineté pleine et entière de nombreux Etats panafricains. Ce site vise à rappeler les modalités historiques documentées de cette confiscation, à en tirer toutes les conséquences politiques, afin que demain les nations panafricaines reconquièrent leur liberté de dire et de faire par elles-mêmes, pour elles-mêmes.

Nous accueillons volontiers toutes contributions en phase avec ces préoccupations ; nous sommes également ouverts aux échanges d’expériences et autres initiatives de réseautage panafricaniste.

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